Le buste de Fellini

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  • Documentaliste à la TSR, Sylvie Porta a retenu cet extrait de l'émission Champ libre diffusée le 14 juin 1966:

    Sylvie Porta: «Ce sujet nous plonge avec délice dans l'atelier du sculpteur Assen Peikov, à Rome. Ce qui frappe d'emblée, c'est la relation amicale, détendue qui s'installe entre Assen Peikov et Federico Fellini, deux hommes d'un monde artistique que l'on croit différent et qui pourtant sont si proches, comme en témoigne la discussion à laquelle nous assistons émerveillés.

    Durant cette séance de pause chez le sculpteur, Federico Fellini ne joue pas, il partage ses préoccupations cinématographiques et se rend compte que les difficultés de la création sont les mêmes, quelle que soit le domaine d'art dans lequel on évolue.

    Federico Fellini se laisse même aller, un brin mutin, à poser la question de la tendance à se faire faire un modelage chez un sculpteur. Irrésistible. Puis, l'homme sérieux revient avec son sens critique face à son propre travail.

    Au terme de la séance chez Peikov, Federico Fellini semble satisfait du premier jet. Quant au téléspectateur, il a pu découvrir un Fellini patient, humain et bon vivant. Un instant d'intimité rare.»

  • Champ libre était un magazine d'actualité artistique diffusé entre le 17 novembre 1965 et le 25 juin 1968. D'une durée moyenne de 62 minutes, il était réalisé par Gilbert Bovay, Yvan Butler, Pierre Barde et Michel Soutter.

  • Federico Fellini est né en 1920 dans une famille de la petite bourgoeoisie italienne. Il débute dans le journalisme à Florence puis à Rome et passe ensuite au métier de scénariste. Par son goût pour les humbles et les marginaux, Federico Fellini est d'abord attiré par la mouvance du néoréalisme. Puis il met en scène des aspects plus intimes de sa personnalité, ses souvenirs de jeunesse dans «Amarcord» ou ses premiers émois sexuels dans «Roma». Son goût pour le baroque le conduit à une perception cauchemardesque de la Rome antique («Satyricon») ou de la sensualité de «Casanova». Sa vision de la décadence de la société, si subtilement présentée dans «la Dolce vita» ou de la mort («E la nave va»), sa critique du monde du spectacle et sa puissance visionnaire alliée à une constante recherche formelle font de lui un des rares auteurs complets du cinéma. Il meurt le 31 octobre 1993.

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  • Émission:Champ libre
  • Durée:8'57''
  • Date:14.06.1966
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